Histoire

En 1080, l’année même où il débute la construction de l’actuelle basilique Saint Sernin, Raymond Gayrard crée la sauveté de Mathepezoul. Celle-ci ne va guère se développer.

Pourtant, dès 1238, une chapelle dédiée à Saint Exupère s’élevait en un lieu toujours dénommé Mathe. C’est donc que notre village Gaffelaze était né.

Moyen-âge

XVII ème

En 1603, le baron Jacques du Puget acquiert les terres appartenant à l’abbaye de Saint Sernin. Il fera édifier le château dont aujourd’hui il ne demeure qu’une aile en 1612. Pierre du Puget obtiendra en 1675 que, par lettre patente donnée à Versailles par Louis XIV, le nom de Saint Alban se substitue à celui de Gaffelaze.

Le dernier baron, Emmanuel, vit à Versailles avec son épouse réputée pour sa très grande beauté. Il va mourir en 1789, au moment où débute la Révolution française. Du fait de l’émigration d’un neveu de sa veuve, ses terres seront placées sous séquestre puis vendues au général Jean Joseph Pijon.
Si Pierre Moudenc et Michel Clerc sont les derniers consuls de Saint-Alban, de nouvelles familles vont émerger durant la Révolution française dont les Flurian qui donneront le premier maire en 1790 et le premier enseignant en 1830 ou les Courrège. Malgré la grande pauvreté –exagérée par certains-, les trente feux vont supporter maintes réquisitions en hommes pour le 3ème bataillon de la Haute Garonne, en animaux de trait et en nourriture notamment. Durant cette période, la mortalité demeure très importante et touche entre autre les enfants qui représentent 40% des morts et les femmes en couche 25%. Vieillir est un luxe et il faudra des années encore avant que cela ne change !

Le 9 avril 1814, l’armée coalisée anglo, hispano portugaise commandée par le duc de Wellington traverse Saint Alban pour venir attaquer le 10 l’armée napoléonienne du maréchal Soult retranché dans Toulouse. De nouvelles réquisitions pour les deux armées, en fourrage et pain notamment, vont frapper les Saint Albanais. Ce sont aussi les femmes qui connaîtront la peur de leur vie jusqu’à rester cachée 3 jours sous un tas de fagots pour l’une d’elles.

Bien avant la Révolution, la chapelle de Saint Alban est en ruine et notre village dépend donc de Castelginest pour tout ce qui concerne le religieux. Ce qui va être à l’origine de bien des problèmes avec nos voisins qui iront jusqu’à demander le rattachement des deux communes en 1859 après une école commune en 1834. En réponse à cette pression, Saint Alban va se doter des infrastructures nécessaires , mairie en 1842, église en 1872 et son clocher en 1892, école en 1882 (remplacé par Jean Jaurès en 1955 et Peyronnette en 1981) et presbytère en 1888.

XIX ème

XX / XXI ème

Dès avant la fin la fin du XIXème et jusqu’aux années 1970, le maraichage (violette et oignon tout d’abord puis salade, poireau, céleri,…) va le disputer aux constructions nouvelles et à l’arrivée massive de nouveaux Saint Albanais, cheminots d’abord (il faut bien loger les 600 employés de la gare de triage) puis le surplus de population attiré par le dynamisme de Toulouse.

Si aujourd’hui, vous qui habitez ici savez qui a gagné, sachez que cela a conduit, durant les années 1970/1990 à doter Saint Alban des infrastructures nécessaires (salle des fêtes, gymnases, terrains de sports, centre culturel,…) pour répondre aux demandes des associations qui se sont développées durant cette période.

Saint-Alban dans le passé

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